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Décret épiscopal de la sanction d'interdit

Décret d'interdit à l'encontre de l'abbé Georges de Nantes
1er juillet 1997

Mgr Gérard DAUCOURT,
Evêque de Troyes,

Considérant que Monsieur l'abbé Georges de Nantes a provoqué et provoque les fidèles à la contestation ou à la haine contre le Siège apostolique et l'autorité des évêques et, ainsi, a suscité et suscite un grave scandale parmi les fidèles, tant par son attitude que par ses écrits dans lesquels il dénonce obstinément comme entachés d'hérésie certains textes promulgués par le pape Paul VI et les Pères du second Concile du Vatican, en reprochant à ceux-ci d'avoir introduit la religion de l'homme qui se fait Dieu à la place de l'authentique foi catholique, et dans lesquels il accuse d'hérésie, de schisme et d'apostasie le concile, le pape et les évêques en communion avec lui jusqu'à déposer des libelles à l'encontre des papes Paul VI et Jean-Paul II ;

Considérant que Monsieur l'abbé Georges de Nantes a été dûment averti par Notre monition du 10 mars dernier d'avoir à rétracter ses erreurs et à cesser les agissements cités plus haut, et que dans sa réponse des 19/25 mars il s'obstine au contraire dans ses positions ;

Considérant que sa proposition d'une conciliation n'est en réalité qu'un masque et une manouvre dilatoire puisqu'il affirme tout aussitôt que "la certitude de (sa) foi catholique" restera "inchangée, inchangeable, non négociable", ce qui montre à l'avance l'inanité de toute discussion ;

Considérant qu'il refuse d'obéir au précepte canonique que Nous lui avons intimé le 9 mai et que sa réponse est totalement insatisfaisante ;

Renouvelant par le présent décret ce précepte canonique du 9 mai ;

Considérant que par ses longues réponses des 19/25 mars et 20 mai 1997, il a pu exercer son droit légitime de défense :

Considérant que les faits indiqués ci-dessus sont notoires et qu'il les reconnaît, voire les proclame dans des écrits largement répandus, ce qui constitue des preuves indiscutables permettant de procéder par décret extrajudiciaire selon le canon 1720 ;

Nous, Gérard Daucourt, évêque de Troyes, avons décidé et décidons ce qui suit :

la suspense "a divinis" infligée à Monsieur l'abbé de Nantes le 25 août 1996 demeure en vigueur.

L'accès aux sacrements d'eucharistie et de pénitence lui est interdit dans le diocèse de Troyes.

Cette suspense et cet interdit ne seront levés que lorsqu'il aura signé une rétraction en bonne et due forme des affirmations et attitudes énoncées ci-dessus, se mettant en conformité avec le précepte qui lui a été donné le 9 mai ;

Cette suspense et cet interdit sortissent immédiatement leur effet qui s'étend à tout le diocèse de Troyes, y compris les divers locaux de la "Maison St-Joseph" à Saint-Parre-lès-Vaudes.

Fait à Troyes, le 1er juillet 1997.

Gérard DAUCOURT,
Evêque de Troyes.

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