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Réponse de Rome au sujet de l'abbé de Nantes

Réponse de Rome au sujet de l'Abbé de Nantes
Communiqué de l'évêque de Troyes
28 avril 1998

Etant donné le comportement de Monsieur l'abbé Georges de Nantes, j'ai cru devoir déclarer toujours en vigueur la suspense a divinis que lui avait infligée Monseigneur Le Couëdic le 25 août 1966 et je lui ai interdit l'accès aux sacrements de l'Eucharistie et de la pénitence dans le diocèse de Troyes, en lui intimant de s'éloigner de ce diocèse.

Contre ce décret, l'intéressé a interjeté appel à la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Après examen attentif de l'ensemble du dossier, cette Congrégation, dans une lettre du 24 mars 1998 (Prot. N°276/63-06142), m'informe qu'elle a décidé de ne pas accueillir cet appel et de confirmer pour un temps indéterminé la suspense a divinis.

Conformément au droit, cette réponse a été notifiée à Monsieur l'abbé Georges de Nantes.

Continuons de prier pour lui et pour ceux qui se sont liés à lui.

Troyes, le 28 avril 1998,
Gérard DAUCOURT,
Evêque de Troyes.

Communiqué du 28 avril 1998 publié dans "Eglise dans l'Aube".

Rappel du contexte

Le 27 juillet 1996, étaient publiées les déclarations de l'évêque de Troyes au sujet de Monsieur l'abbé Georges de Nantes, de sa désobéissance à la suspense a divinis qui le frappe depuis le 25 août 1966, de certains points de son enseignement habituel en contradiction avec la foi catholique et de certains de ses comportements moraux réprouvés par l'Eglise. Dans cette même déclaration, Monseigneur Daucourt rappelait, en les distinguant de ce qui précède, les incroyables accusations d'hérésie que l'abbé de Nantes porte contre les papes Paul VI et Jean-Paul II et contre l'enseignement du 2 ème concile du Vatican et du catéchisme de l' Eglise catholique.

A cette même date, Monseigneur Daucourt écrivait une lettre personnelle à l'abbé de Nantes. Celui-ci le trouver aussitôt et lui écrivit, quelques jours après, sa décision d'obéir ; "Je pars pour toujours et je n'ai aucune volonté de sortir du lieu béni que vous m'indiquerez vous même." (Lettre du 6 août 1996).

L'abbé de Nantes ne devait rester que trois mois dans le monastère qui lui avait été indiqué. Revenant sur sa parole, il rentrait à Saint-Parre-lès-Vaudes et reprenait avec violence son combat contre les papes Paul VI et Jean-Paul II, l'enseignement du concile Vatican II et du catéchisme de l'Eglise catholique et balayait les raisons qui avaient fait intervenir l'évêque le 27 juillet 1996.

Par décret du 7 juillet 1997, l 'évêque de Troyes déclarait toujours en vigueur la suspense a divinis infligée à l'abbé de Nantes le 25 août 1966, lui interdisait l'accès aux sacrements de l'Eucharistie et de pénitence dans le diocèse de Troyes et lui intimait l'ordre de s'éloigner du diocèse.

L'abbé de Nantes ayant fait appel du décret d'interdit auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, celle-ci le 24 mars 1998 informait l'évêque de Troyes qu'"après un examen attentif du dossier" elle a décidé de ne pas accueillir cet appel et de confirmer la suspense a divinis pour un temps indéterminé (communiqué ci-dessus).

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