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Lettre de l'évêque de Troyes à la communauté de Saint-Parres

Lettre de Mgr M. STENGER, Evêque de Troyes, adressée à Mgr Z. GROCHOLEWSKI, Tribunal Suprême de la Signature Apostolique
1er décembre 1999

A son Excellence Révérendissime Monseigneur Zénon GROCHOLEWSKI
Tribunal Suprême de la Signature Apostolique
00120 CITE DU VATICAN

Le 1er décembre 1999.

Excellence Révérendissime,

Le 29 mai 1998, Monsieur l'abbé Georges de Nantes, prêtre habitant sur le territoire du diocèse de Troyes, se pourvoyait en appel auprès du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique. Suspens a divinis depuis le 25 août 1966 (sanction maintenue par tous les évêques de Troyes depuis cette date), il était frappé d'interdit dans le diocèse par décret de Monseigneur Gérard Daucourt, alors évêque de Troyes, le 1er juillet 1997, suite à son refus :

de cesser d'accuser d'hérésie, de schisme, et d'apostasie le second concile de Vatican, le pape et les évêques en communion avec lui,

de cesser de provoquer les fidèles à la contestation contre le Siège Apostolique et l'autorité des évêques,

de cesser la publication du bulletin mensuel intitulé "La Contre Réforme Catholique au XXème siècle" qui diffuse ses idées.

Il a fait appel de cette décision auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi qui l'a débouté de sa plainte et a maintenu la sanction, par lettre datée du 24 mars 1998. C 'est alors qu'il a interjeté appel auprès du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique : vous possédez son dossier, mais jusqu'à ce jour, nous n'avons encore rien reçu concernant cette affaire, le siège du diocèse de Troyes ayant été vacant jusqu'en septembre.

Ordonné évêque depuis le 5 septembre dernier, je crois important de régler ce grave problème, un grand nombre de fidèles de ce diocèse (et d'autres diocèses, y compris hors de France) étant en plein désarroi.

D'autre part, un certain nombre d'adeptes de la Contre Réforme Catholique s'interrogent et seraient sensibles à une décision romaine.

Nous avons bien l'intention de tendre la main à ceux qui voudraient quitter ce courant de pensée pour donner leur adhésion au concile de Vatican II et aux enseignements du magistère.

Ils savent que Monsieur l'abbé Georges de Nantes a fait appel auprès de ce Tribunal Suprême et ce prêtre exploite l'absence de décision pour suggérer qu'elle est une approbation tacite de ce qu'il appelle "son combat pour la foi". Le flou entretenu par cette attente qui dure depuis mai 1998 m'empêche d'agir et surtout de répondre aux questions qui me sont posées. Voudriez-vous avoir la charité de m'éclairer sur la pensée de cette Instance Suprême et de me dire où en est l'examen de cette affaire ?

Je vous remercie de l'attention que vous prêterez à cette lettre et vous assurant de ma prière, je prie votre Excellence de bien vouloir agréer l'expression de mes sentiments respectueux.

Marc STENGER,
Evêque de Troyes.

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