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Communiqué de l'évêque de Troyes au sujet de monsieur l'abbé de Nantes

Communiqué de Monseigneur Marc Stenger
21 avril 2001

En introduction

Il est toujours dramatique pour un évêque de constater qu'un prêtre n'est pas en communion avec lui. Car le ministère de l'évêque ne peut pas se concevoir en dehors du lien avec son presbyterium et l'absence d'un seul frère est une épreuve pour l'ensemble du Corps.

La rupture de communion ne vient pas d'une divergence d'opinion, elle est constatée là où un frère a cessé d'"être en accord" avec l' Eglise, proférant des doctrines qui vont à l'encontre de la foi catholique, ne reconnaissant plus l'autorité et le discernement de ceux qui dans l'Eglise ont autorité et faculté de discerner, et entraînant d'autres dans son sillage. Pour éviter tout arbitraire, chaque prêtre, chaque baptisé peut en appeler au Pape d'une décision épiscopale. C'est ce que fit par deux fois en son temps l'abbé Georges de Nantes. Le fait de faire connaître aujourd'hui la réponse romaine à sa dernière requête est un acte de vérité ecclésiale qui ne voudrait pas fermer la porte de la charité.

Marc STENGER,
Evêque de Troyes.

N.B. Pour comprendre ce qui a conduit l'évêque de Troyes à prendre les sanctions pour lesquelles l'abbé de Nantes a déposé un recours à Rome, on pourra se reporter l'"Eglise dans l'Aube", n° 3, mars 1997.

Le communiqué

Suite à un certain nombre de questions posées récemment, concernant Monsieur l'abbé Georges de Nantes, pour couper court à toute autre rumeur, l'évêque de Troyes communique ce qui suit :

Par décret du 1er juillet 1997, l'évêque de Troyes, en vertu du canon 1720, décidait :

- La suspense a divinis infligée à Monsieur l'abbé Georges de Nantes le 25 août 1966 demeure en vigueur.

- L'accès au sacrement d'eucharistie et de pénitence lui est interdit dans le diocèse de Troyes

- Cette suspense et cet interdit ne seront levés que lorsqu'il aura signé une rétractation en bonne et due forme des affirmations et attitudes qui ont conduit à les établir, se mettant en accord avec le précepte qui lui a été donné le 9 mai 1997.

- Cette suspense et cet interdit ont effet sur l'ensemble du diocèse de Troyes, y compris les divers locaux de la "Maison S.Joseph", à S.Parres-Les-Vaudes.

Contre ce décret et le décret antérieur du 9 mai 1997, imposant un précepte pénal à l'abbé de Nantes, celui-ci a institué un recours hiérarchique devant la Congrégation de la Doctrine de la Foi. Celle-ci, le 24 mars 1998, a répondu "ne pas accueillir l'appel".

L' abbé de Nantes, par une lettre du 24 mai 1998 et un libelle du 27 mai 1998, a déposé un recours contre ces deux mêmes décrets au Tribunal de la Signature Apostolique.

Celui-ci, le 7 octobre 2000, a lui aussi répondu que le recours de l'abbé Georges de Nantes manque de fondement et doit être rejeté dès le début.

Dès lors les sanctions établies par le décret de l'évêque de Troyes en date du 1 er juillet 1997 continuent à être en vigueur.

Fait à Troyes le 21 avril 2001,
Marc STENGER,
Evêque de Troyes.

Il est rappelé que :

- la "suspense a divinis" consiste principalement à interdire de donner les sacrements (sauf s'il y a danger de mort)
- l'"interdit" consiste principalement à interdire de les recevoir.

Publication le 14 juin 2001, dans "Eglise de l'Aube".

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